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Zelda Wind Waker, le jeu que je n’appréciais pas

Quoi? Comment? Hein? Moi, Sinbad, celui qui a écrit une bonne douzaine d’articles sur les jeux Zelda, théories etc… Je n’aimerais pas Zelda Wind Waker?
Disons que ses graphismes m’avaient fortement perturbé.
Il était temps que j’aborde le jeu Zelda le plus aquatique! Après tout, je m’appelle Sinbad!

Zelda Wind Waker et son aspect cartoon

Link Arielle Wind Waker.jpg

La grosse tête du Link de Wind Waker m’avait marqué.
Comment vouliez-vous que je passe d’Ocarina of Time et Majora’s Mask à un gros cookie qui ressemble à un ballon gonflable. Je vous jure, il me rappelle un cousin qui lors de mon enfance avait été piqué par une dizaine d’abeilles (il est vivant et il va bien aha).

Je l’ai acheté sur la Gamecube, des années après sa sortie.
Pourquoi? Grâce à Final Fantasy VII. Indirectement.

Souvent, lorsque je dis que c’est l’un des meilleurs jeux de tous les temps, on m’oppose des arguments. Je respecte l’avis de chacun mais j’accepte mal, très mal que l’on me dise « Mais Sin, c’est des pixels dégueulasses FF7 ».

Zelda Wind Waker Majora's Mask Ocarina of Time

Et je me suis dit que je faisais exactement la même erreur avec Zelda Wind Waker.
Peut-être que je ratais un bon jeu à cause des graphismes superflus ne correspondant pas à mes attentes? Mes préjugés ne m’empêchent-ils pas de découvrir un grand jeu?
Un opus qui aujourd’hui encore crée des réactions tranchées chez les fans.
Sachant que par delà l’exception Majora, il n’est jamais simple à un jeu d’une licence de sortir après un grand opus!
Demandez à Final Fantasy VIII ce qu’il en pense!

J’étais à l’époque, déçu, car je pensais que l’on allait jouer le même Link que Ocarina of Time et Majora’s Mask. Voire sa version adulte qui était clairement capable de sauver le monde ou même l’univers.

Wind Waker m’a permis de jouer avec un autre Link qui devait se débrouiller avec « l’erreur du Link d’Ocarina/Majora »!
Un Link beaucoup plus expressif grâce aux expressions de son visage qui comble le mutisme habituel de notre héros préféré.

Un Zelda maritime et météorologique

Link Lion Rouge Mer.jpg

 

Si je faisais un sondage sur ma page facebook en demandant à quoi on pense comme lieu lorsque je dis Zelda, les réponses seraient majoritairement « forêts, plaines, verdure ».
Pourtant celui-ci fait un second choix demandant du courage, après le cell-shading cartoonesque, l’aventure sera sur les mers.
Hyrule est sous les flots comme l’Atlantide et les rares survivants vivent sur des îles qui sont les anciens sommets.

Et c’est génial! L’ambiance pirate, la découverte de nouveaux lieux grâce à notre navire, les musiques etc… On tient un bon Zelda qui se déroule sur mer. Aujourd’hui, cela semble évident mais mine de rien, c’était une sacrée prise de risques. Du terrestre et du cheval, à la mer et au bateau, c’était courageux!
Les voyages étaient sacrément lents mais cela donnait un réalisme aux trajets maritimes.

La prise de risque se traduit dans les déplacements maritimes. Loin d’être ennuyeux, j’ai eu le syndrome « Skyrimesque » avant l’heure, à cette époque, à cause de ce jeu.

Vous savez parfois, vous partez d’un point A pour aller à un point B. Sauf que durant la route, vous décidez de trouver un trésor en pleine mer, de vous battre contre des monstres, d’explorer une nouvelle île. Au point qu’après de nombreuses mésaventures, je me souvenais que je devais aller au point B.
Bref, je m’amusais grâce à l’inattendu!

L’aspect météo est très bien géré! Surtout pour un jeu de la Nintendo Gamecube.
L’un des rares défauts, que je pourrais donner à Zelda, Breath of the Wild, c’est le manque de donjons longs et tortueux comme dans les opus précédents!
Mais bon, on ne peut pas tout avoir! 

Pour moi, Majora’s Mask est le meilleur Zelda.
Cependant il est indéniable que la découverte et l’exploration de Wind Waker sont inégalables (sauf par Breath of the Wild et encore).

La carte était immense et c’était un véritable plaisir d’aller contre vents et marées, à la rencontre de cette terrible tentatrice que l’on nomme, l’Aventure!

Un scénario qui ne prends pas l’eau

Zelda Wind Waker

Je sais que les gens n’apprécient pas forcément l’idée qu’après Ocarina of Time, la timeline se serait brisée en trois:

  • Celle où Ganon gagne.
  • Celle où Link gagne (menant à Majora’s Mask puis Twilight Princess) en remontant dans le temps pour prévenir le Roi etc…
  • Celle où Link a vaincu Ganon mais n’est jamais revenu.

L’idée que la victoire peut avoir des conséquences désastreuses est une belle innovation! Ainsi Link n’est jamais revenu lorsque Ganondorf est revenu. Et c’est une idée de génie!

Cela rend non seulement Ganondorf comme un ennemi terrible! Malgré toutes nos actions dans Zelda Ocarina of Time, le revoilà! 
De plus, quelle hargne de sa part même si sa version de Wind Waker semble beaucoup plus sage que les précédentes.

Zelda aussi change de ton. Tetra la pirate permet d’avoir enfin une Zelda, plus active et plus présente dans le jeu. Quel caractère! En espérant qu’elle soit aussi présente dans Zelda, Breath of the Wild 2.

D’ailleurs la fin du jeu voit Hyrule définitivement engloutie! Un peu comme si Wind Waker reconnaissait la paternité des jeux de la Nintendo 64 mais décidait d’opter pour sa propre route!
Ce qui dans les opus suivants se traduit par un nouveau continent, de nouveaux ennemis et même des chemins de fer! 

roi d'Hyrule Daphnes Nohansen Hyrule.png

Une mention spéciale roi d’Hyrule Daphnes Nohansen Hyrule! Il représente bien la sagesse du passé et la transmission du relais et de l’héritage à Link et Zelda!
Souvent on débat sur le meilleur « compagnon » de Link entre Midona, Navi, Fay etc… alors que le Lion Rouge nous a guidé sur de nombreuses mers!
Tel un capitaine de bateau, il est resté dans l’Hyrule engloutie et a partagé le même sort…

J’aurais pu me complaire dans l’idée que le jeu est « cartoonesque » alors que l’histoire est loin d’être heureuse et le sort de certains personnages est loin d’être comique.
Moralité de l’histoire: « Comme on ne juge pas un livre à sa couverture, on ne juge pas un jeu à ses graphismes. ».

Vivement que Nintendo ose faire un Zelda Wind Waker en plein désert (un royaume détruit par une apocalypse, des sables qui soufflent indéfiniment etc… choississez la cause de votre choix) avec des Gorons, les véritables chics types d’Hyrule. On l’appellera Zelda Sand Sailor aha! 

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